dimanche 29 mars 2015

Solidarité avec la famille Cantaragiu

Ce samedi 28 mars était une journée de lutte pour le droit au logement pour tous, à  quelques jours de la fin de la trêve hivernale.

Dans ces circonstances, EELV s'est mobilisée et se mobilise aux côtés de toutes les associations qui agissent contre le mal-logement, et, particulièrement, aux côtés de la Ligue des Droits de l'Homme qui dénonce à  juste titre la situation faite à  la famille Cantaragiu, installée dans un préfabriqué depuis 2011 par la municipalité précédente.

Cette dernière répondait à l'appel de la Présidente de la Communauté Urbaine, à l'époque Martine Aubry, pour accueillir dignement, sur l'ensemble de l'aire métropolitaine, des familles Rom, conformément d'ailleurs aux engagements européens de la France.

Madame Ducret, nouveau maire de Wasquehal a saisi la Communauté Urbaine d'une demande d'évacuation.  Aux termes d'une décision du tribunal de Grande Instance de Lille, cette famille  présente légalement sur le site depuis 2011, s'est vue intimer l'ordre d'évacuation du lieu, sans que celle-ci, selon nos informations, ait eu les moyens de se défendre et de faire appel dans les délais prévus.

Y avait-il une urgence sanitaire? La Municipalité et la MEL peinent à en administrer la preuve.

Il reste que sa situation permet à cette famille d'obtenir un relogement digne de ce nom , et s'il s'avère que le site est pollué, la nécessité du relogement s'impose davantage encore à la commune qui a proposé ce lieu d'hébergement.

Le Préfet du Nord, interpellé par la vice-présidente du Conseil Régional,  Majdouline Sbai, sait qu'il ne peut procéder à une évacuation de cette famille sans qu' un relogement effectif soit réalisé. Il doit logiquement se tourner vers la commune de Wasquehal, dans laquelle la famille a la volonté de s'intégrer . Trouver un logement digne de ce nom à une seule famille ne constitue pas un obstacle majeur pour la commune. Dans l'attente, nous serons mobilisés autour de la LDH pour veiller au maintien de la famille sur les lieux .

samedi 28 mars 2015

Manifestation en soutien à la famille Cantaragiu

 Nous communiquons à nos lecteurs le communiqué suivant, relatif à la défense du droit au logement de la famille Cantaragiu, hébergée avenue Jean-Paul Sartre.



Lille, le 26 mars 2015

Depuis mercredi, la famille Cantaragiu composée de quatre personnes dont deux enfants est menacée d'être expulsée du préfabriqué qu'ils occupent depuis 2011.
Ce "logement" controversé, car se trouvant sur un terrain pollué, avait été mis à disposition par le Maire d'alors, Gérard Vignoble. La MEL a proposé une solution de relogement dans ce qui aurait pu devenir un village d'insertion, mais le changement de municipalité en mars 2014 a mis un frein à cet espoir, l'élu à la sécurité déclarant: "Politiquement, la mairie n'a pas vocation à installer durablement cette famille".

La Fédération du Nord de la Ligue des Droits de l'Homme vous invite donc à vous rassembler


mardi 31 mars à 12H30
avenue Jean-Paul Sartre
à côté de la caserne des pompiers
à Wasquehal.

Nous protesterons contre cette situation inhumaine à Wasquehal, mais aussi partout dans la Métropole où les maires refusent d'assumer leurs responsabilités d'élus. Nous appellerons nos édiles à privilégier des solutions humaines en acceptant de se mettre autour d'une table plutôt que de jouer la surenchère anti-roms.


Pour la Fédération  du Nord de la Ligue des Droits de l'Homme,

le Président, membre du Comité Central,

Guy Fournier

vendredi 20 mars 2015

Demandez le programme III : Un collège à énergie positive à Wasquehal

Etonnant: nos concurrents ignoreraient-ils que le Département a la responsabilité de la construction, de l'entretien et du fonctionnement matériel des collèges?
Ignoreraient-ils que l'ensemble des  collèges du canton ont été rénovés ou reconstruits sauf celui de Wasquehal?
Il se trouve que nous sommes les seuls à proposer la réhabilitation ou la reconstruction du collège Calmette, avec pour objectif d'en faire un bâtiment à énergie positive.

Pourquoi?

D'abord, parce que le collège à 40 ans, qu'il a été construit à une époque où on construisait de nombreux collèges sur le même modèle, sans se soucier du coût de l'énergie.

Aujourd'hui, ce type de collège est mal adapté aux nouveaux usages pédagogiques, et il est une "passoire thermique", avec de forts coûts d'électricité et de chauffage, qui plombent le budget aujourd'hui et freinent les dépenses pédagogiques.

Il devient urgent soit de le rénover et réaménager complètement ce collège, soit de le reconstruire, s'il se trouve un endroit disponible en centre-ville.

Il est étonnant que ni le maire précédent, ni le maire actuel n'aient évoqué cette question avec le Conseil Général.

Nous souhaitons, quant à nous, que la fin de l'année 2015 soit consacrée à débattre avec la communauté scolaire et avec la municipalité des deux options: rénovation ou reconstruction avec relocalisation.

Ce qui est sûr, c'est que dans les deux hypothèses, l'objectif à atteindre est un bâtiment à énergie positive, car c'est un investissement d'avenir, qui limitera notre dépendance énergétique et contribuera à la lutte contre la dégradation du climat, en en faisant un bâtiment exemplaire.

Accessoirement, c'est du travail utile pour les entreprises du bâtiment et des possibilités d'insertion sur le chantier pour des chômeurs du secteur.




mardi 10 mars 2015

Demandez le programme : 1. RD700 : mythes et réalités

Cinq doublettes se présentent donc sur le nouveau canton de Croix.
Il aurait été intéressant de comparer les programmes de chacun pour le canton, et qu'on en débatte, comme à Roubaix. Or, à l'heure actuelle,  côté UMP, mis à part le mot magique, pour des opposants, d'audit financier, on lit surtout des généralités; on ne voit que la vulgate nationale côté FN;  des généralités nationales et une invocation décalée à Syriza, côté Front de Gauche,; et côté PS, au-delà de quelques propositions concrètes qui méritent débat , quelques "hors sujets", avec des propositions qui relèvent soit des municipalités, soit de la CAF, mais pas essentiellement du département.

Cependant, une convergence de la pensée productiviste archaïque se fait malheureusement entre l'UMP et le PS autour du fameux doublement de la RD700.Disons-le tout net: c'est pour nous de l'argent jeté par les fenêtres. 44 millions que l'on pourrait utiliser bien mieux. Démonstration.


Cerner le problème.

Les pouvoirs publics et un certain nombre d'usagers individuels et professionnels relèvent notent la fréquence des embouteillages.  Elle l'est, certes, chaque matin sauf le dimanche entre 7h30 et 9h, et chaque soir entre 16h30 et 18h, par des véhicules contenant pour la plupart une seule personne (leur chauffeur).
Or, que se passerait-il si, pour résoudre ce problème, nous élargissions le RD 700 sur toute sa longueur?
Nous créerions un effet d'aubaine, notamment pour les flux venant de Belgique, et un appel de trafic supplémentaire, avec pour effet un engorgement à la jonction avec l'A22.

Quelles solutions alternatives?

Il ne peut pas y avoir une unique solution, mais plusieurs, dans le cadre d'un plan de mobilité départemental:

- D'abord, le co-voiturage, en encourageant les salariés à partager leurs véhicules; le département peut y contribuer de plusieurs façons, en concertation avec la Métropole Européenne de Lille et la CCI: création d'aires de stationnement dédiées au co-voiturage autour de l'agglomération, aide à l'élaboration de plans de déplacements d'entreprises, mise en place d'une plate-forme internet publique de co-voiturage . Outre la fluidification du trafic aux heures de pointe (possibilité de baisser de moitié le trafic automobile), cela peut rendre du pouvoir d'achat aux salariés : un treizième mois pour ceux qui font 30km en voiture par jour!

- Ensuite, une meilleure gestion du temps, en incitant les entreprises publiques ou privées (à commencer par le département!) qui le peuvent à étaler les heures de début et de fin du travail.

- Le développement concerté avec la MEL de lignes de bus à haut niveau de fréquence: une partie de notre canton et de ses environs immédiats est très mal desservie par les transports en commun, notamment la zone d'entreprises de Roubaix Est.

- Enfin, pour les déplacements plus courts  (quoique) le développement de pistes cyclables permettant l'usage sécurisé de ce mode de transports.

Ces solutions ont un coût modéré, et présentent  des avantages:

- pour le pouvoir d'achat des salariés, on l'a vu;
- pour la santé de ceux qui peuvent se déplacer à vélo;
- pour la qualité de l'air;
- pour la diminution de notre dépendance collective aux énergies fossiles.

Si on essayait?